Lundi 10 mai (14/05/2021)
Être attentive aux différentes surfaces de nos dessins, comment se combinent-elles entre elles. Il y a des zones réparties sur tout notre dessin, certaines seront morcelées, d'autres seront des aplats nets juxtaposés...
Toutes les photos dans l'album mai 2021
Le sujet de CL, au jardin alpin, un premier plan de pierre, avec au lointain des fleurs d'un pourpre éteint. Dans la première version, la présence des fleurs domine, leur verticalité rouge se lance vers le ciel sous un fond vert. Je vois plus un contraste ligne/surface. Dans la seconde version, je vois une surface haute avec les fleurs, une surface vert-jaune sur la gauche et sur la droite une surface de végétation qui se superpose à la surface de la pierre. Il y a un bel équilibre entre les différentes zones.
Juste une description de fleur sur fond gris, puis est arrivée une zone verte signifiant le fond herbeux. La plante est bien ancrée au sol, avec ses fleurs qui se balancent au vent dans le ciel. Puis une expérience de fond abstrait, pour moi la plante est installée dans un paysage urbain joyeux. Il est toujours difficile de faire un fond après coup. Quand on dessine la fleur on est dans un certain état d’esprit, avec un regard d'observation, peut-être même de description, de désir de compréhension. Puis tout d'un coup on souhaite un fond et là, que veut-on ? Pour avoir un fond en parfaite adéquation avec le sujet, il faut les penser ensemble, créer un dialogue dès le départ entre le fond et le sujet.
Pour aller dans le sens de la surface, petit collage avant de démarrer, mais petit souci, contre toute attente, impossible de tracer sur ce papier, le résultat est étonnant, déstabilisant tout en étant intéressant. L'iris est là sans être là. Puis il revient juste inséré dans un fond, juste la fleur sans détail supplémentaire, pour finir juste suggéré au trait de crayon à papier sur un fond coloré correspondant aux couleurs qui entouraient la plante.
Dans le premier dessin les tulipes semblent vouloir s'échapper, partir vite et s'envoler. Dans le second dessin la surface grisée en bas à droite ancre les tulipes au sol, elles ne peuvent plus partir. Cette surface plus sombre fait ressortir le mouvement des feuilles. Dans le dessin coloré les taches orangées rythment le dessin sur la verticale et non plus sur l’horizontale comme les deux premiers dessins.
De nouveau des iris. Avec en arrière-plan le tronc d'arbre, le dessin nous présente une belle stabilité tout en respectant le mouvement de la plante. La présence de la ligne oblique qui rond la verticalité des feuilles m'interpelle. Second dessin, un grand blanc sur la gauche. Soit supprimer le blanc, soit poursuivre le dessin, solution choisi par Mu.
J'ai choisi d'extraire les fleurs, car je trouve le rapport de surface entre les pétales et les verts qui les entourent, très juste, avec deux atmosphères très différentes.
Juste les iris, avec un joli contraste de traitement entre la description des pétales et la suggestion du feuillage. Beaucoup de légèreté.
Utiliser le geste du pinceau pour traduite la vitalité de la végétation. Dans ces trois croquis, il y a la surface des tiges et de l'herbe puis la partie haute des fleurs et leurs pétales. Avec l'arrivée des sombres et de la couleur les deux surfaces ont chacune leur caractère bien marqué.
toutes les photos dans l'album Mai 2021
| Lien permanent | Commentaires (0) | Facebook | |